Révision et améliorations techniques du télescope S.C LX10 de l’association. Partie 1 : les constatations...

Publié le par yvaton


La dernière sortie astro  du télescope Schmidt-Cassegrain LX10 Meade de l’association m’a permis de remarquer que celui-ci méritait une bonne révision. En effet, j’ai eu toutes les misères du monde à faire une mise au point potable sur Jupiter avec la webcam lors des Nuits Galiléennes, je peux même dire que j’ai abandonné et rangé la webcam et le PC portable, car je n’ai pas obtenu de résultats me satisfaisant. Rien à voir donc avec la mise au point précise de mon Newton 150x750, que c’est du billard à côté ! Fallait donc faire le nécessaire et je me suis attelé à la tâche il y a deux semaines,
et j’en ai profité pour faire quelques améliorations techniques sur le matériel. Ce boulot et la modification SC2 de deux webcams (qui fera aussi l'objet de prochains articles) ne m'ont pas permis de publier pendant cette période, car j'ai préféré m'y consacrer à fond.

Constatations diverses et solutions à envisager :


1)   Nettoyage intérieur de l’engin, car une araignée avait élu domicile dans ses entrailles, un peu comme dans Tintin et l’Ile mystérieuse,  à part que l’araignée était à l’extérieur dans la bande dessinée : un télescope Schmidt-Cassegrain avec une araignée, c'est pas courant !…

Une vue de la toile d'araignée, une fois la lame de Schmidt enlevée ...

2)   Qui dit nettoyage intérieur implique aussi nettoyage des miroirs primaire et secondaire et bien entendu collimation à refaire, et comme j’avais trouvé sur Internet un site qui décrivait l’aide à la collimation d’un télescope S.C avec un masque de Hartmann à trois trous, il y aurait donc ce masque à faire…

3)   Quand on est dans le démontage, on démonte ! J’avais vu lors de la dernière obs que les mouvements AD et DEC étaient grippés (H1N1 ??…), et que j’avais un mal de chien à centrer convenablement l’objet pointé avec les mouvements fins mécaniques. Il devait y avoir une goutte d’huile qui coinçait, donc démontage de la partie mécanique et de l’entraînement motorisé et graissage à faire pour remédier à cela.
4)   La mise au point est folklorique à faire avec le système de MAP du LX10 à cause du « shifting » occasionné par le déplacement du primaire lors de la focalisation. On avait donc acheté un Crayford adaptable sur le LX10, mais le simple fait de toucher à la molette de réglage 1/10ème entraîne des vibrations qui compliquent aussi la mise au point. Donc une mise au point électrique ne serait  pas du luxe !

5)   Le pare-buée du LX10 ne fait pas entièrement son office : déjà il ne tient pas correctement sur le télescope et il arrive quand même un moment où la buée envahit la lame de Schmidt ce qui, à moins de posséder un séchoir sur place et l’électricité pour l’alimenter, faisait que la période d’observation instrumentale était réduite à l’apparition de la condensation … Il ne nous restait alors plus que nos yeux pour observer (et pour pleurer éventuellement !). Donc retaper l’actuel pare-buée, mettre une cale d’arrêt pour qu’il se tienne bien droit et lui adjoindre une résistance pour parer à l’humidité qui pourrait arriver.


6)   Le Telrad n’est pas mieux de ce côté-là lui aussi : un mal de chien à pointer convenablement Jupiter (ou autres…) car il dégoulinait littéralement de flotte. Donc pare-buée électrique pour lui aussi, tant qu’on y est…


7)   J’utilise avec mon Newton un laser vert (aux normes !) qui facilite aussi le pointage. Je vais donc lui faire un support démontable et remontable facilement : il fera la navette entre mon télescope sur pied fixe chez moi et le télescope de l’assoc sur le site de Felleries. Il permettra en plus de matérialiser l’objet ciblé pour les visiteurs d’un soir et les membres de l’association venus en observation.


8)   Actuellement, le télescope est alimenté en 9V pour le moteur de suivi (une pile type bouton pression), le Telrad nécessite deux piles 1,5V type AA, et bien entendu il y en a toujours une qui est s'avère HS la nuit d'observation. Il faudra donc une source d'alimentation costaud avec un voltage unique ...
Le tableau d'alimentation actuel et les contacts pression de la pile de 9V de la motorisation ...
9)   Le moteur de suivi du télescope possède un réglage : une résistance ajustable, mais celle-ci se trouve sur le circuit imprimé interne au télescope, donc inaccessible pendant les observations. Je vais donc envisager de la « sortir », pour qu’on puisse régler la vitesse du moteur en suivi sidéral pendant l’observation, ce sera un petit plus pour la photographie (poses plus longues).

Voilà donc pour les constatations, il va maintenant falloir remédier à cela au cas par cas, en commençant par la partie nettoyage de l'optique et du tube, la collimation, la mécanique (freins sur les deux axes, entrainement) et les améliorations au niveau alimentation électrique (pare-buées, moteur de focalisation, motorisation du télescope, laser, etc ...). C'est ce que nous allons voir au cours des prochains articles sur ce sujet...

A SUIVRE ...


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article