LAMPASTRO : L’ECLAIRAGE 2 en 1 DE VOS NUITS ETOILEES

Publié le par yvaton

Au tout début de mes observations astro, j’utilisais une lampe de poche avec un filtre rouge bidouillé pour voir ce que je faisais, mais j’avais du mal à la retrouver par nuit, je l’avais posée quelque part (mais où ?…), trop occupé que j’étais à préparer l’observation en cours sur le PC. Essayez donc de chercher et surtout de trouver votre lampe de poche sans éclairage !!!!

J’ai donc opté pour la lampe frontale, style lampe de mineur, et fait un filtre rouge pour la nuit : plus la peine de chercher après, elle était sur ma tête ! Je pouvais donc enlever le filtre pour avoir l’éclairage normal, et ainsi voir plus clair pour retrouver une vis de blocage de barlow malencontreusement tombée dans l’herbe par exemple. Mais celle-ci avait encore des inconvénients : le fait d’enlever et de remettre le filtre (le caoutchouc maintenant ce filtre n’étant pas simple à remettre), la pile 4,5V souvent à plat  au moment de l’utiliser ou alors elle avait sulfaté dans son logement (d’une observation à l’autre, il peut se passer plusieurs semaines en pays Ch’ti !), les contacts qu’il faut gratter systématiquement à cause des sulfatages répétés … Bref, c’était pas le top … Puis arriva le jour où l’interrupteur de l’engin a rendu l’âme : ça été le déclic, il fallait que je me bricole un éclairage polyvalent. Comme le lampe frontale était à cette heure HS, elle allait me servir comme support de la future Lampastro …


Cahier des charges

Il me fallait une lampe frontale qui ait ces caractéristiques :


  1. -  Pas trop lourde,
  2. -  Un éclairage inactinique rouge et un éclairage normal blanc,
  3. -  Le moyen de passer du rouge au blanc sans enlever un filtre,
  4. -  Pas trop consommatrice d’énergie (avec l’ancienne, la pile ne faisait que 2 nuits quand tout allait bien).
  5. -  Ne plus avoir ces problèmes de contact qui sulfatent…
  6. -  Et  plus d’ampoule qui grille !!!

Je me suis donc décidé pour une lampe à leds (elles sont increvables si on ne les bouscule pas au niveau tension), je vais donc en mettre 3 rouges et 3 blanches haute luminosité. Pour le passage du rouge au blanc et lycée de Versailles, un petit interrupteur à trois positions (rouge, blanc, éteint). Je vais l’alimenter avec une pile 9V type pression, comme ça gain en poids et risques de mauvais contact et de sulfatage réduits. Je n’ai jamais changé la pile depuis que j’ai bricolé cette lampe, elle doit avoir au moins 10 observations au compteur et elle est toujours là, fidèle au poste, pas de traces de sulfatage et des contacts tout neuf. Que demande le peuple ?


Petite présentation en photos


L’éclairage rouge.


L’éclairage blanc.


Matériel nécessaire

  1. -  Une lampe frontale à bandeau élastique (de récup)
  2. -  Un petit boîtier d’éclairage à 6 leds (solderie)
  3. -  3 leds rouges 5mm haute luminosité (magasin d’électronique)
  4. -  1 résistance de 560 ohms (vert/bleu/marron) ¼ de W
  5. -  Fil téléphonique de récup, mini 3 fils intérieur è habituellement rouge, bleu, blanc et jaune si 4 fils.
  6. -  1 interrupteur 3 positions avec point milieu isolé (ne faisant aucun contact)
  7. -  Une pile 9V type pression
  8. -  Un petit cordon d’alimentation à pression pour la pile 9V
  9. -  Soudure, vis, scotch ou gaine thermorétractable, fil de câblage multibrins (récupéré sur une chute du câble téléphone.

Construction

J’ai donc utilisé, en plus de la lampe frontale HS, un petit boîtier à 6 leds blanches, fait pour mettre dans un placard pour l’éclairer, qu’on colle avec le double adhésif fourni avec, et qu’on retrouve habituellement par terre le deuxième jour de l’installation ! On trouve ça sans problème dans une solderie, pour 1 ou 2 euros …

 


La lampe : il manque le couvercle transparent qui sert aussi d’interrupteur quand on appuie dessus.

 

 

La lampe ouverte : on ne va garder que le circuit imprimé avec les leds (en le modifiant un peu) et le réflecteur en plastique ( dont on ne gardera que la partie circulaire centrale). Le compartiment à pile ne nous servira pas.

 

On peut voir ici le réflecteur découpé auquel on aura fait un percement central de 4, le petit circuit imprimé avec les leds (il y avait un petit poussoir central qui est déjà démonté, car on en a pas besoin) et le circuit imprimé débarrassé des ses leds.

 


On va donc démonter les leds (attention en les dessoudant de ne pas trop les chauffer, car ça craint !) et aussi l’interrupteur central : on retrouve donc le circuit imprimé nu comme un ver.


Les leds de ce type de lampe sont branchées en parallèle (6 pour un courant de 4,5V, il n’y a pas de résistance de limitation à l’origine, les 4,5V étant pile-poil la tension nécessaire à son fonctionnement). Il va falloir maintenant couper la piste extérieure du circuit imprimé, pour que chaque led soit séparée, ceci avec un bon cutter (attention les doigts !) ou d’une Dremmel. On laissera la piste centrale telle quelle, elle est commune aux 6 leds de notre bricolo. Et on n’oubliera pas de percer un trou central pour le passage de la vis de fixation (diamètre 4).

 

 

Piste à couper.

 


On va donc garder 3 leds 5mm de feu l’éclairage de placard, on va leur rajouter trois leds 5mm rouge haute luminosité (trouvables soit en récupérant sur un vieux circuit, soit chez un marchand de matériel électronique ou un dépanneur TV). On va les souder sur notre circuit en respectant leur sens de branchement, le méplat indiquant le – (moins) côté intérieur du circuit, avec bien entendu les leds implantées sur l’autre face (pas côté soudures).

Il m’est arrivé une fois de recevoir des leds neuves dont le méplat n’indiquait pas le côté à brancher sur le moins de la pile (erreur de fabrication sans doute…), on pourra donc le repérer par transparence, la partie la plus grosse étant à brancher côté moins ( un dessin explicatif ICI, dans l’article sur la fabrication d’une étoile artificielle - environ au milieu de l'article…).


On les disposera donc de cette façon (voir image ci-dessous).


 

 

Et on soudera 6 petits bouts de fil (3 rouges et 3 blancs) et un fil bleu pour le moins commun aux 6 leds.


Et on va câbler le montage tel que ci-dessous :



On réunira les trois fils rouges (shunt) sur le fil rouge du câble (cordon de raccordement d’un ancien téléphone), les trois fils blancs sur le blanc du câble, et le bleu commun sur le bleu du même câble. On prendra soin de bien isoler ces shunts (scotch ou gaine thermo-rétractable). On assemblera le réflecteur et le circuit imprimé à l’aide d’une vis ( de 4) passant à travers le bâti du réflecteur de l’ancienne lampe et on passera aussi le câble type téléphone dans l’orifice prévu pour l’alimentation de l’ancienne ampoule, dans les passants du bandeau élastique jusqu’au boîtier d’alimentation, tel que sur l’image ci-dessous :

 

 

Le réflecteur avec les leds dans le boitier de lampe, qu’on pourra fermer

définitivement …

 


On peut maintenant procéder au câblage du boîtier à pile, qui n’a pas de difficultés bien sérieuses, tant il est simple, suffit de se baser sur le schéma électronique ci-après :

 


L’interrupteur à trois positions, à point milieu sans contact :



Une vue de l’intérieur du compartiment à pile. On peut voir les contacts à souder de l’interrupteur à 3 positions, et le bout de mousse d’emballage qui sert à éviter que la pile ne se ballade dans le compartiment. La circuiterie est réduite à sa plus simple expression …

 


Et voilà un éclairage bien pratique !

Mes liens d’astronomie vers les sites astro les plus fréquemment utilisés, ma Bible en l’occurrence ( !) : ICI


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